Chapitre 2

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— J'espère que tu me pardonneras un jour, Dimitri, fit Livia d'une voix brisée, dans l'espoir qu'il la regarde autrement.

L'idée que leur amitié prenne fin ainsi,
la bouleversait profondément. Dans son désir ardent de vaincre Dario une bonne fois pour toutes, elle n'avait pas pris la mesure des conséquences que son acte aurait provoquées.

— Je ferai comme si ces preuves n'avaient jamais disparu de mon bureau, t'évitant ainsi d'avoir des problèmes avec la justice. Mais ne compte pas sur moi pour oublier ce que tu m'as fait, Livia.

Sans un mot de plus, il regagna l'intérieur de sa bagnole.

— Débrouille-toi pour rentrer à ton appartement, lâcha-t-il d'une voix tranchante.

Il tourna la clé de contact et disparu dans un crissement de pneus, la laissant seule dans cette rue sombre et déserte. Comme si la nature lui reprochait également d'avoir blessé Dimitri, des cordes commençaient à pleuvoir, rendant sa situation encore plus désespérée. Elle balaya du regard les alentours sans apercevoir un endroit où elle pouvait se mettre à l'abri. Étrangement, elle n'en voulait pas à Dimitri pour l'avoir abandonnée là, sous cette pluie torrentielle, dont la froideur la glaçait jusqu'aux os. Elle l'avait bien mérité. Et pourtant, tout au fond, elle espérait qu'il regrette son acte en revenant la récupérer.

Dans la pénombre, elle entama une marche rapide, protégeant sa tête à l'aide de son sac. Priant silencieusement pour trouver un taxi à proximité, elle scrutait la rue déserte, tandis qu'elle mourrait d'envie de retrouver son appartement. Croyant que ses prières avaient été exaucées, puisqu'elle aperçut au loin les phares d'une voiture, elle leva les bras pour attirer l'attention du chauffeur. Mais ce dernier, se rapprochant à vive allure, passa à côté d'elle en l'éclaboussant de boue de la tête jusqu'au pied.

Livia resta figée, les yeux écarquillés, ne réalisant pas totalement ce qui lui arrivait à l'instant. Elle se retourna, protestant des injures alors que le chauffeur ralentissait. À sa grande surprise, il ne s'agissait pas d'un taxi, mais plutôt une somptueuse voiture de luxe, étincelant sous la pluie battante.

Elle s'attendait à ce que le propriétaire sorte, dans l'attente d'une excuse de sa part. Cependant, il reprit la route comme si de rien n'était, accentuant davantage l'indignation de Livia.

— Allez-vous faire foutre ! connard ! s'écria-t-elle, le visage crispé.

Elle explosa de fureur, trépignant de colère tout en le maudissant. Puis elle reprit le chemin, exaspérée par cette pluie qui redoublait d'intensité.

***

— Nous aurions pu la raccompagner après avoir présenté nos excuses pour cet incident, dit Diego calmement.

À travers le rétroviseur, Diego observait Vincenzo, dont le visage demeurait impassible. Concentré sur son téléphone, il semblait complètement désintéressé par la situation.

— M'écoutes-tu, Vincenzo ?

Ce dernier leva les yeux, légèrement agacé.

— Qu'as-tu dit ?

— J'admets avoir été trop loin en éclaboussant cette femme. Pourquoi t'es-tu opposé à ce que je lui présente des excuses et que nous lui proposions de la conduire ? Il est clair qu'elle peinait à trouver un taxi sous cette pluie battante.

— Nous n'avons ni le temps ni l'intérêt de jouer les chauffeurs pour une inconnue, répondit sèchement Vincenzo.

— Et qu'est-ce qui peut bien nous presser ? répliqua Diego, les yeux légèrement plissés.

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